TABLE dite « à verrou » en noyer marquetée...

Lot 316
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TABLE dite « à verrou » en noyer marquetée...

TABLE dite « à verrou » en noyer marquetée « en intarsia » d’ivoire, os et nacre de motifs à rosaces et de réserves délimitées par des jeux de filets dans un double encadrement à billettes et perles agrémenté de cornes d’abondance et satyres, oiseaux, grotesques…de forme rectangulaire, le plateau repose sur un piétement à traverses et montants droits modifiés en hauteur à jeux de rinceaux animés de mascarons maintenus par un verrou en fer forgé-doré.
Venise, première moitié du XVIIe siècle (restauration d’usage).
Haut : 41 – Long : 125 – Larg : 61 cm

Dans la première moitié du XVIIème siècle, parallèlement à certaines grandes productions européennes, quelques rares artisans en meubles italiens, particulièrement vénitiens, parvinrent à créer leurs propres styles souvent encore nettement influencés par l’esprit baroque du siècle précédent et celui plus éloigné de la Renaissance. La rare table marquetée que nous proposons s’inscrit dans ce contexte particulier. Son décor marqueté à incrustations de motifs d’ivoire, d’os et de nacre, illustre l’une des créations les plus originales et les plus élaborées de l’ébénisterie italienne de l’époque. Ce type de meubles a été étudié par Alvar Gonzales-Palacios dans Il gusto dei principi, Arte di corte del XVIIe del XVIII secolo, Milan, 1993, volume I, p.336, et volume II, p.297, fig.592) ; l’auteur y réalise un essai intitulé à juste titre : « Un mystère vénitien » dans lequel il tente de rattacher ce type de tables, ainsi qu’un ensemble de coffres marquetés réalisés dans le même esprit, à un atelier vénitien actif au cours de cette période et demeuré malheureusement anonyme. Cet ensemble de meubles présente des caractéristiques communes, notamment dans le traitement des décors de marqueterie inspirés soit de motifs islamiques, soit de motifs européens, et certainement plus ou moins directement influencés par les gravures contemporaines. De nos jours, parmi les rares tables connues réalisées dans ce même esprit, citons particulièrement : un premier exemplaire, anciennement dans les –––collections de Francesco Maria II della Rovere, duc d’Urbino (1549-1631), qui a été proposée aux enchères chez Sotheby’s, à Londres, le 6 juillet 2010, lot 4 ; ainsi qu’un second modèle vendu récemment sur le Marché de l’Art parisien (Sotheby’s, Paris, le 13 novembre 2018, lot 7).
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